De l’obligation de contredire sa gueule

Ceci est un petit texte que j’ai écrit quand j’avais la rage contre une « alliée blanche qui nous veut du bien ».
Maintenant, a ces paroles, je fuis a toute allure!

Je n’ai pas honte d’écrire avec option faute d’orthographe, pourquoi t’as honte pour moi?
Je n’ai pas honte de ne pas avoir un français parfait, pourquoi t’as honte pour moi?
C’est parce que j’ai pas le droit d’écorcher la langue qui colle à mon passeport et si peu à ma gueule?
J’ai si peu de crédibilité à être labeliser française, qu’il faut masquer l’immigrée?
Et bien, j’en est rien à foutre… j’ai le droit à la même imperfection que toi!

Tu préfères me contrôler, dominer mes luttes
Ça, c’est ton gagne pain
T’as besoin de me montrer que je ne vaux rien
Que je suis de la merde sans toi, que je sois tu
Et la, tu te déploies, tu fais carrière experte es sauvage
Maintenant, ferme ta gueule, j’ai la rage!

IMG_3182.JPG

Isso é meu mistério

As vezes, nao tem o que fazer
As vezes, precisa esperar pra a dor passar
Olho por você, e sinto
Fazia muito tempo que não sentia
Não sé se é benção o sorte de cabra
Abençoada só pra sacrifício…

Nos dois casos,
vou morrer e renascer
Como cada vida,
como cada dia,
como cada hora

As vezes, não tem mesmo o que fazer
Sentir e agüentar até acolher e aceitar
Não se porque precisa ser assim,
mistérios divinos não são pra nos adivinhar

Bate em mi cabeça, os pensamentos circulam e batem
Tocam meu coração, as vibrações querem entrar cada vez mais
Bate minha barriga, encheando de emoção
Mas porque?
Isso é meu mistério
O que vou fazer disso sem você?

Sou toda emoção
Sem ela, nem vivo
Sou toda amor

Cortège Afroféministe MWASI – Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes 2015

AH j’aurai trop kiffé y être! Mes sistas sont trop belles et powerful!!

La Toile d'Alma

Non, le 8 mars n’est pas la « Journée de la Femme » ou de « la Fâme ».

Nous ne sommes pas une mais multiples, et toute conception essentialiste de nos identités peut à juste titre être interprétée comme une tentative de nous emprisonner dans une politique de respectabilité de race et de genre que nous refusons en bloc.

Aujourd’hui, nous prenons la parole et choisissons chacune de nous définir nous-mêmes.

Afrodescendantes, femmes trans, lesbiennes, queers, musulmanes ayant choisi de porter le voile, travailleuses du sexe, sans-papières… Nous refusons de nous laisser réduire au silence et à l’anonymat par le féminisme blanc et/ou bourgeois qui joue le jeu du patriarcat en pratiquant un féminisme « respectable » raciste, cis-centré et transphobe, islamophobe et putophobe en condamnant le voile des femmes musulmanes, en militant pour l’abolition de la prostitution et en ignorant les femmes plus précarisées.

Ne me demandez pas de gommer une partie de ma…

View original post 173 mots de plus

La honte ? C’est quoi la honte, demanda le féminisme blanc ?

Par La nawnaw et João Gabriell

  • « Choisir la semaine du 8 mars pour organiser un tel meeting [meeting contre l’islamophobie], alors que se déroulent dans le monde et en France de multiples manifestations en faveur du droit des femmes est une véritable provocation lorsque l’on sait que c’est au nom des religions, toutes les religions, et des traditions que les droits des femmes sont le plus souvent  bafoués dans le monde. » (source)

Pour ces associations appartenant au féminisme blanc mainstream, aidées de quelques cautions* (voir en fin de texte), non blanches et musulmanes, ce serait une « provocation » d’organiser durant la semaine du 8 mars, jour contre les violences faites aux femmes, un meeting contre une explosion de violences clairement menées contre des musulmans et musulmanes, depuis la tuerie à Charlie Hebdo; violences qui existaient aussi avant et qui ont à voir avec le rapport colonial qu’entretenait et entretient la France avec ses ancien.ne.s colonisé.e.s musulman.ne.s, et les musulman.e.s présent.e.s sur son sol aujourd’hui.

A ceux qui disent, comme nous avons pu le lire sur les réseaux sociaux, qu’il est malvenu d’organiser un meeting qui pourrait éclipser médiatiquement la marche du 8 mars, et qu’il faudrait respecter le fait que certaines dates renvoyant à des luttes précises, comme le 8 mars pour les femmes, soient quasi sacrées, nous voulons demander ceci : connaîtrez-vous un jour ce sentiment qui s’appelle la honte ? Vous savez, cette gêne qui peut surgir lorsqu’on s’enfonce par exemple dans l’incohérence, les contradictions, les mensonges, et que ça se voit ?

A un tel niveau de mauvaise foi, on est obligé de se poser la question. Parce qu’on bien aimerait savoir depuis quand un événement anti-islamophobie a masqué n’importe quel autre événement médiatiquement? Cela fait des années que des marches, des journées contre l’islamophobie existent plusieurs fois par ans sans que personne n´en parle.

Pire, encore, les événements contre l’islamophobie ne sont médiatisés que lorsqu’il s’agit de les disqualifier comme c’est le cas avec le meeting qui s’est tenu le 6 mars. Certain.e.s ont par exemple estimé impossible de participer à un meeting où se trouverait l’UOIF qui aurait entre autres participé à la Manif Pour Tous. On rappelle que les manifs en faveur du mariage homo se sont déroulés en présence de Gaylib (association gay de droite, dont un des fondateurs a rejoint le FN), de représentants du PS,  et des FEMEN, pour ne citer qu’eux. Et on n’a pas de souvenirs de tribunes d’antifas appelant à boycotter ces marches à cause de leur présence. On attend aussi des tribunes pour se désolidariser de la marche du 1er mai, bourrée de partis et d’individus, islamophobes (entre autres). Toujours est-il, c’est toute l’entreprise de décrédibilisation, de disqualification, et disons-le, de diabolisation du meeting du 6 mars qui l’a rendu aussi « célèbre »

Du coup, ça vous en dit un petit peu plus sur la honte? Ah non, pas encore… Continuons alors.

Arrêtons-nous donc maintenant plus particulièrement sur cette question du choix des dates pour organiser des événements, des manifs, des meetings, ainsi que sur le caractère sacré de certaines, parce qu’elles renvoient à des luttes, à une histoire, à une histoire de luttes. Et pour ça, nous allons nous faire un détour dans un passé encore bien présent.

Savez-vous ce qu’est le 17 octobre 1961 ? Petit aperçu en image, dans le trailer de ce documentaire:

Il s’agit  « d’un événement d’une gravité exceptionnelle, dont le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques (Jim House et Neil MacMaster) qu’il s’agit de la répression d’Etat la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine » (source). En effet, alors que les historiens cités parlent d’environ 200 morts, d’autres parfois plus, le bilan officiel selon l’Etat français est de….deux morts. Malgré les témoignages des familles, montrant qu’il y a évidemment plus de deux morts…

Ainsi, en plus de la gravité de l’événement, la minimisation et l’occultation sont d’autres manières de remuer le couteau dans la plaie. Concernant l’Algérie – et plus globalement toutes les ex colonies –  ce n’est pas nouveau. Il y a le 8 mai 1945, l’autre 8 mai, où la France, alors qu’elle fêtait la fin de la guerre, et plus généralement la liberté et  l’égalité sur son sol, n’a pas hésité à massacrer des Algérien.ne.s. On parle de dizaine de milliers de mort.e.s. Il y a aussi la Guerre d’indépendance algérienne, longtemps occultée comme guerre, et surnommée « événements d’Algérie ». C’est seulement en 1999 à la suite de débats législatifs, que le terme de « guerre » est adopté par la France, remplaçant ainsi « événements » ou « opérations » autrefois employés…

C’est quand même assez chargé comme histoire, n’est-ce pas. On peut donc comprendre que le 17 octobre 1961 est une date qui compte beaucoup pour les Algérien.ne.s, leurs descendant.e.s, et que des anti colonialistes, surtout quand ils proviennent eux-mêmes des anciennes colonies, considèrent que cette date (et bien d’autres) est importante.

Que peut-on alors dire du fait que depuis plusieurs années, des marches féministes en France, dans un contexte tout simplement national, et non pas international, sont organisées le 17 octobre ?

Comment cela peut-il être perçu par des femmes portant le hijab, pour certaines étant Algériennes ou originaires d’Algérie, et qui entendent comme l’explique la militante Ndella Paye à environ 1h et 01 min dans cette vidéo, qu’à une Marche Mondiale des femmes par exemple, un des slogans était « so-so-so solidarité, avec toutes les femmes du monde entier, sauf les femmes voilées » ?

(Toujours pas de honte?)

Comment cela peut-il être perçu, autrement que comme une provocation, quand on connaît la manière dont la question des femmes, de l’injonction à se dévoiler notamment à Alger en 1958, ont joué un rôle central dans la stratégie du pouvoir colonial contre les nationalistes algérien.ne.s ?

Dans La bataille du voile, voici ce que Fanon, qui a vécu de près la lutte contre le colonialisme français en Algérie, déclare :

  • « L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes, il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où les hommes les cachent. ». C’est la situation de la femme qui sera alors prise en compte comme thème d’action. […] L’administration coloniale investit des sommes importantes dans ce combat […] Convertir la femme, la gagner aux valeurs étrangères, l’arracher à son statut, c’est à la fois conquérir un pouvoir réel sur l’homme et posséder les moyens pratiques, efficaces, de déstructurer la culture algérienne ».

Le racisme colonial, patriarcal et assimilationniste français actuel puise sa source, entre autres, de ce répertoire de stratégies anti nationalisme algérien, et l’utilise aujourd’hui sur son propre sol pour contrôler ses populations colonisées de l’intérieur, et en particulier musulmanes pour le sujet qui nous préoccupe ici.

Que dire alors de féministes qui se proclament « universelles », ignorant au mieux, ou niant au pire, cette histoire qui concerne pourtant un nombre important de femmes en France, au point d’arriver à organiser des marches féministes nationales, strictement françaises, le 17 octobre ? Comment peuvent-elles piétiner ainsi l’histoire d’une quantité significative de femmes qu’elles prétendent en plus vouloir « sauver  » ?

Cela nous rappelle à quel point « l’universalisme » de ce féminisme ethnocentré n’est qu’un mensonge pour mieux imposer à toutes les femmes ses modèles d’émancipation et son histoire, en donnant ainsi l’alibi « progressiste » à une longue tradition française raciste et assimilationniste à laquelle elles prêtent main fortes, notamment en ce qui concerne l’exclusion sociale des femmes portant le hijab, l’islamophobie plus généralement, ainsi que pour les missions civilisatrices façon 21e siècle sous fond de négrophobie avec la question de l’excision notamment.

Pour ce qui concerne spécifiquement la sacralité des dates : on rappelle que contrairement à la Marche Mondiale des Femmes – tout aussi problématique dans son contenu comme on l’a vu avec le récit de Ndella Paye – s’achevant aussi le 17 octobre, mais qui est un événement dont les dates s’élaborent (a priori ) dans un contexte international, le vrai problème pour le sujet qui nous préoccupe ici, ce sont ces marches féministes inscrites dans un contexte franco-français, qui se déroulent le 17 octobre. Ce n’est pas rien qu’en France, là où le pouvoir a utilisé la question des femmes, avec l’appui de certaines féministes, contre la nation algérienne, que des manifs féministes soient organisées le 17 octobre. En effet, sans chercher à savoir si c’est fait exprès ou pas – le fait que des « universelles » ignoreraient ce qu’est le 17 octobre étant pour nous déjà suffisant – nous notons que c’est quand même très pratique d’organiser des manifs pour les droits des femmes (lesquelles?) lors des commémorations d’un massacre que l’Etat français peine à reconnaître… En cela, à quoi participent-elles si ce n’est à renforcer la minimisation ou l’occultation de ce crime d’Etat ?

Et malgré tout cela, du haut de leur supériorité, il  est possible pour ces féministes ethnocentrées de trouver provoquant qu’un meeting anti islamophobie ait lieu la semaine du 8 mars, et donc même pas le jour même, alors qu’elles se croient dans leur bon droit en sabotant depuis plusieurs années la mémoire du 17 octobre 1961.

En effet, comment peut-on se sentir obligé de faire face à ses propres contradictions, lorsqu’on est du côté du pouvoir ?

Devoilement

Sur les cautions non blanches : c’est toujours compliqué de réduire les mobilisations de non blanc.he.s, de musulman.e.s, ou de personnes « issues de l’immigration » comme on dirait plus pudiquement, à n’être que des « cautions ». Au fond, ces personnes font ce qu’elles croient légitimes de faire pour elles, pour une cause qu’elles définissent en fonction de leurs opinions politiques et parcours (particulièrement quand elles viennent des pays du Sud, et qu’elles ont eu à faire face non pas un Etat français islamophobe, mais à un pouvoir musulman oppresseur). Ceci dit, aucune parole ne flotte dans l’air, tout contexte est à prendre en compte, et il est évident que toute femme originaire d’un pays musulman en France ne va intéresser que si elle est anti voile, essentialiste sur l’islam, réduisant cette religion et l’expression de ses signes à une arriération qui ne pourra être guérie que par l’assimilation à des « valeurs » françaises, toutes aussi essentialisées, qui seraient supérieurs, modernes, et émancipatrices. C’est pourquoi, au final, malgré leur capacité d’agir propre, ces femmes musulmanes ou ex musulmanes (pareil pour les mecs genre Malek Boutih, Sifaoui etc) participent à renforcer un discours français assimilationniste, tirant son origine de la colonisation. Raison pour laquelle elles sont aussi importantes, et qu’on leur donne autant la parole (il y a bien plus d’anti voile invitées par les mairies, les plateaux télé, la presse écrite, les associations féministes et même le gouvernement que les femmes – voilées ou pas d’ailleurs – qui sont conscientes de ce racisme dissimulé derrière des idéaux nobles comme l’émancipation des femmes).

Community work: Anti-Schwarzen Rassismus bekämpfen!

Voici mon article sur la négrophobie de maghrébins en Allemand!
Si besoin!

Undercover of Color

Dieser Text ist im Original von Surfeuse de la life und auf ihrem Blog zu lesen und zwar hier.

TW da sie anti-Schwarzen Rassismus mit N-Wort ähnlichem Begriff bezeichnet.

Ich habe ihn mit dem ok der Bloggerin ins deutsche Übersetzt und teilweise eigene Gedanken zugefügt. Für diejenigen die können, empfehle ich den original Text zu erst zu lesen.

Es ist nur ein Bespiel von vielen über Anti-Schwarzen Rassismus aber er treibt ein Gefühl der Wut und Schande in den Vordergrund. Aber meine Schwarzen Schwestern und Brüder brauchen weder mein Schamgefühl noch mein Besorgnis, sondern aktives Handeln gegen anti-Schwarzen Rassismus in unseren (arabisch/muslimisch/amazighrisch/nord-afrikanischen) Communities.

Yallah Leute, das Thema ist auch unser Thema!

Ich weiß, dass die meinigen (Nordafrikaner_innen/Maghrebiner_innen) etwas gegen Schwarze Menschen haben. Sie, die Nordafrikaner_innen nennen sich selbst Maghrebiner_in und haben dadurch eine simple und klare Tatsache aus ihrem Gedächnis gelöscht: Wir sind Afrikaner_innen.

Dieser Text dient nicht zur…

View original post 270 mots de plus

De la négrophobie des maghrébins, la honte dans les veines

J’avais préparé ce texte depuis plusieurs mois en attendant le bon moment de le sortir, je pense que les événements en Tunisie présentent malheureusement ce bon moment.

Pourquoi j’ai la honte, elles et ils n’ont pas besoin de ma honte.
Ça change rien, moi j’ai honte quand même, j’ai honte…

Je sais que les miens sont négrophobes, les Nord Africains à force de s’appeler Maghrébin.e.s ont même effacé de leur mémoire un fait simple et évident: nous sommes Africain.e.s.
Cet article n’est pas pour prouver que nous sommes bien négrophobes, c’est d’une évidence sans nom, qu’on ne prend même pas la peine de cacher.
Cette article existe pour apporter une petite contribution sur la reconnaissance de notre position en Afrique du Nord comme groupe oppressé/oppresseur, organisé autour du colorisme, et de la négrophobie, neocolonisé et complice du néocolonialisme, avec une histoire esclavagiste jamais abordée.
Aujourd’hui, les Européens nous paient pour être les gardiens de leurs frontières de merde, et nous nous exécutons. Emprisonnant dans nos frontières nos compatriotes et nos co-continentaux, nos frères des pays voisins. Se faisant, maltraitant encore plus les « étranger.e.s » noir.e.s que les Nord Africain.e.s noir.e.s déjà discriminé.e.s

Le but de cet article est de contribuer à exploser cet édifice, contribuer à nous détruire. Oui, détruire notre négrophobie, détruire notre organisation sociale et mentale qui met le noir en bas et le blanc en haut.
Nous Nord Africain.e.s devons être des combatant.e.s contre ce système, des traîtres à nos familles, à nos frères et sœurs qui contribuent à maintenir ce système organisationnel, jusqu’à ce qu’ielles changent de gré ou de force.

La honte est la parce que comment on peut être des bon.ne.s traîtres tout en aimant les oppresseurs, nos familles et nos frères et sœurs qui sont acteurs de ce système négrophobe?
Comment on peut être de bon.ne.s traître.s tout en maintenant le lien?
C’est notre devoir de trouver ce chemin, à nous de chercher…
Nous devons certainement:
– rompre la loyauté envers les « arabes », arrêter de chercher des excuses
– rompre le silence dans la condamnation
– assumer les conséquences en tant que groupe et personne de ce groupe négrophobe: accepter les doutes et suspicions légitimes envers nous
– et lutter activement pour saboter le système négrophobe

Cansada de cuidar: cuidado! Cultura do estupro

Desde pequena, aprendi a cuidar… Cuidar de mim, cuidar pra não ser estuprada, cuidar dos outros, da casa, da limpeza, cuidar pra tudo…
Uma das minhas primeiras lembranças eh no Marrocos, minha mãe me falava muito novinha (6 anos ou menos) de cuidar de não ser molestada por meu primo de 7anos mais velho. E eu lembrando dele me segurando na bicicleta indo pra um mercadinho na vila do lado. Nas minhas lembranças, ele tava dando em cima de mim já, sem passar a fronteira de me invadir… Já sabia de o que minha mãe tava falando… Nem tinha 6 anos de idade…

IMG_2060.JPG
Minha mãe tava falando isso todo o tempo, eu cresci com meus movimentos controlados pra estar certa que não ia estar estuprada, controlados por mim, por meus pais, por meus irmãos, por meus primos, por minha família, por todas as sociedades que passei…
Como se fosse a gente que controla o estupro…
Como se a gente não ta estuprada dentro da casa com o marido, o namorado, o ficante, o cara duma noite…
Fiquei enjoada até hoje de tanto controle.

Crescer na França, como marroquina, mulher, muçulmana, preta, africana numa sociedade racista, xenofobica, sexista, colonialista, classista, homofôbica foi também um aprendizagem de cuidar e controlar…
Cuidar de si, pra se mudar e entrar nos padrões, cuidar de si pra resistir o racismo, cuidar de si pra resistir o sexismo (sexismo dos brancos e sexismo dos nossos também).
As vezes, cuidar de si significava ficar trancada dentro: dentro do quarto, dentro da casa, dentro do bairro onde quase não tinha branc@
As vezes, cuidar de si significava se fantasiar e sair: sou francesa! Tentei acreditar, mas ninguém acreditava comigo… Mesm@s @s outr@s fantasiad@s sabiam dentro del@s que não tava verdade… « Francês eh branco », tudo mundo sabe disso… Maluc@ quem esquece…
Essa fantasia significava mentir e esconder, esconder a religião atrasada, a família bárbara terrorista, os irmãos violentos, as irmãs sujeitas, o cabelo ruim, a pele suja…
Que cuidado neh?

Meu pai me contou uma história, uma lenda islâmica:
Era uma vez 2 pássaros voando em cima do mar
Os dois tavam com fome, fome que se sentia no ar
O primeiro falou pra o outro:
« A morte já eh destino, porque o medo? »
E ele mergulhou até as profundezas do mar
Pegou um peixe enorme e saiu pra o ar
O segundo falou pra ele:
« Os bens são predeterminados, porque o esforço »
E ele pegou de surpresa o outro,
tirou o peixe da boca,
e foi embora comer

Essa história me liberou…

IMG_2063.JPG

Se a morte de cada um@ já tem uma data que só nos não conhecemos, porque ter medo de morrer vivendo nossa vida? Comecei a quebrar o controle…
Comecei a viver minha vida, não a vida que @s outr@s queriam por mim… Rolou brigas, mas encontrei meu jeito… Um jeito cheio de mentiras, mentiras necessárias, mentiras precisadas, mentiras pra conseguir viver
Mentiras precisam de muito cuidado também, passei minha vida cuidar que as mentiras pareciam realidade…
Mentiras pra @s branc@s embranquecendo a minha família, sem conseguir nunca
Mentiras pra @s meus, encontrando jeitos de quebrar as regras
Uma Naouel por fora da comunidade, uma outra por dentro… As duas diferentes, separadas, quase opostas
Mentiras que te seguem, que chegam antes de você, e você cuidando… Se não cuida, entra no buraco da verdade. Um buraquinho de verdade criminalizada, um buraquinho que deixa vc asfixiado nesse mundo sem espaço pra todo o que a gente eh…

IMG_2064.JPG

Eh assim que descobri, com essa liberdade que eu podia namorar, amar e ter meu corpo violentado, esquecido, dolorido na cama de casal com namoradinho agarradinho:
– Aíe, amor ta doendo
– Deixa-me só acabar, tou pronto de chegar
– A ta, então acaba mas rápido porque ta queimando
E vc fica esperando, como se tava normal, e o papel de você de estar o depósito da porra…
Fica esperando segurando a dor…
« Eh eu que não sou normal, tem que segurar mesmo »
Quando finalmente termina, não termina pra você… Tem que segurar a dor muito mas tempo, teu corpo gravando a memória desse momento que você só quer esquecer…
O corpo esquecido, negado, violentado pelo namoradinho e por si mesmo… Porque aprendi mais a cuidar do outro que de mim…
Que cuidado, neh?

E chega um dia, já aprendi a falar não, já joguei o namoradinho fora, você acha que já era, superou…

E lá, tudo volta… Você vai pra uma festa de amigos em uma casa onde geral vai dormir. E você tem a idéia maluca de ir descansar e dormir porque não agüenta mais, que falta de cuidado fazer isso nesse mundo! amigos de amigos começam a te tocar na cama onde geral vão dormir… Tem que levantar e fugir porque a vergonha eh sobre você, não sobre eles que estavam » só amigos com você… Cuidando de você… »

Você esquece de novo
E chega esse momento que você ta na rua, você ta cansada, cansada de cuidar por tudo
Cansada… Esgotada
Eh um momento assim que aconteceu alguns dias atrás da escritura desse texto
Essa madrugada, tava cansada, cansada das pessoas na rua, cansada do meu cansaço, cansada de esperar esse ônibus que nunca tava vindo, cansada de segurar meus olhos pra ficar acordada porque como mulher sozinha na rua, não pode deixar teu corpo relaxado dormindo, pode deixar pra qualquer um chegar e tocar…
Aconteceu algo que parecia milagre nesse desespero de cansaço… Um taxi parou pra mim e propor uma carona de graça
Sabia que era uma péssima idéia, mas parei de cuidar e botei fé.
Entrei no carro, entrei pela porta de frente… Pensei: não vou pagar ele, isso já falei pra ele, pelo menos posso pretender que a gente eh amigos, vou sentar mesmo atrás? Não da não…
E entrei nessa mentira que um taxista que nunca vi na minha vida eh gente boa, que ele só queria me ajudar voltar pra minha casa porque eu tava cansadona…
Eu tava cuidando, olhando que a gente tava no caminho certo, que ele ia de verdade me deixar onde falei

IMG_2056.JPG
A gente tava falando no caminho, ele perguntou se eu peguei muito nessa noite, comecei a botar as mentiras pra proteção: tenho namorado, com quem tava fora, que ficou lá pra festejar mais mas a gente se fala quando chegar na casa, qua gente mora juntos… Em fim, que eu sou um produto que já tem dono… Que se sou um banheiro já ocupado, quem quer entrar precisa se botar na fila (não eh assim mesmo que eles nos consideram?)
Ele pergunto se eu não bebo, porque parecia bem sobria… Respondi que não, não bebi mesmo, não bebo… Acho que esse fato mexeu com ele
A gente converso do trabalho dele, da vida em geral… Se fala que quando você se presenta mais, troca tua história com alguém, a pessoa tem mais dificuldade te matar…
A gente chegou no lugar certo, eu senti uma liberação no meu peito, vi ele tirar o cinto de segurança, eu girei pra abrir a porta… A porta tava trancada electronicamente por ele… A esse momento adrenalina subiu…tinha medo, só tentava abrir essa porta, nem querendo pensar em o que ia acontecer…

IMG_2075.JPG
Ele tava falando algo, não lembro que… Eu botei minha mão fora da janela pra tentar abrir do lado de fora, lembrei dele me perguntando: vem comigo dar um role? Não quer dar um rolezinho não?
Eu tava tentando abrir a porta por fora, e respondendo: não, não, tenho que trabalhar cedo
A um momento, não sei porque, não sei o que rolou na cabeça dele, foi ele que decidiu me liberar, destrancar essa porta eletrônicamente. Ouvi esse barulho, sabe o barulho que te da o sinal que aconteceu algo nessa porta…
Gente, com meu coração batendo abri a porta e sai do taxi, ainda falando obrigada pelo estuprador… Cuidando dele, ficando na mentira que ele não tava tentando me estuprar achando que era uma boa ação essa carona…

Esperei o moto taxi pra subir o morro, e fez como se tudo tava normal, só tinha uma história engraçadinha pra contar…Mas assim que aprisionei o medo dentro de mim, em uma caxia fechada com uma chave, só que nem sei reconhecer essa chave…

IMG_2070.JPG

3 dias depois, foi como se tudo isso me bateu de volta. Um golpe na minha cabeça do meu espírito: amor, você podia ser estuprada, morta, assassinada… O que aconteceu não eh normal não…
E aí, parei de comer, parei de respirar, tava esperando pra minhas lágrimas descerem, esvaziar o medo que ficou em mim, mas não eh tão fácil não, a caixa já cresceu com medo e ansiedade juntos na irmanidade… ontem queria só um abraço e chorar mas não encontrei… Em vez disso, a força divina me enviou amorzinhos cuidando de mim de longe, me lembrando da força dentro de mim que me ajudou não desmaiar em frente dessa porta fechada… Agradeço a Allah estar viva e inteira, agradeço a Olodumarë por ser forte e fraca e ter irmãs comigo, agradeço pel@s tud@s orixás pra as bênçãos que me fazem respirar, andar e amar na paz e na guerra.
Al HamdouliLah

Mulher preta nesse mundo, nunca pode deixar de cuidar

IMG_2071.JPG

Le chat dans le ventre

J’ai vibré quand je t’ai rencontré
J’en ai tremblé, j’étais pas préparée

J’ai jamais aimé ça, ou plutôt j’ai jamais connu la
Mon ventre qui fait mal, qui crie on n’sait pas pourquoi
Mes yeux qui se préparent a pleurer
Mais qui pleurent qui? Un inconnu?
Tu m’as plus fais signe, je t’ai très peu vu
Pourquoi ça compterait?
Si je t’ai reconnu pourquoi pas toi?
Je n’existe plus, tu m’as effacé

Mon ventre fait mal, mes yeux veulent pleurer
Mais ma tête comprend pas
Je n’te connais pas

Il était une fois, une petite fille qui adorait son chat
Un petit chat au nom de mchicha zouina
Un jour, mchicha zouina meure écrasée
Pas une larme sous les yeux de la fille n’a coulé
Le jus d’orange s’est terminé, une fontaine a jailli
Envahie les joue de notre petite
Pleurait elle pour l’orange?

Si tu es une orange, qui est mchicha zouina?
IMG_1912.JPG

Amina, pourquoi t’as mytho?! L’islamophobie dans la peau

J’avais écrit un texte pour Amina Sboui, sur mon blog parce que j’avais trouvé trop oufs les réactions des gens contre elle, et aussi que je trouvais trop dingue d’imaginer qu’elle s’était rasée elle meme…
Mais tout existe sur cette Terre, elle vient d’avouer que c’était tout du mytho… Voici son aveu

Sa famille avait raison quand ils parlaient de problème mentaux de leur fille, qu’Allah leur vienne en aide…

Ce qui est intéressant de voir, c’est comment cette fille dont la famille est musulmane pratiquante a pu intégrer cette islamophobie si primaire… La meuf, elle sait qu’il y a une multitude de façons d’être musulman.e, peut être autant de façons de voir l’islam que de musulmans, qu’on essaie de s’améliorer et de se rapprocher d’Allah chacun par son bout…
Comment elle peut nous haïr de son tréfond comme ca? Comment peut elle haïr sa mif et sûrement elle meme quelque part?
Et surtout, comment le pouvoir l’a utilisée, fais les gros titre avec son histoire… Vont ils parler de son aveu et des fausses accusations maintenant? Vont ils montrer l’islamophobie qui a fait que ça a tellement bien marché?
Je crois pas…

J’ai plus de chose a dire, mais ça attendra… Je suis vidée…